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Auteur Fil de discussion: les champs refleurirent et tout recommença...  (Lu 4429 fois)
adèle
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Les champs refleurirent et tout recommença...


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« Répondre #60 le: 20 Septembre 2010 à 18:49:58 »

L’anniversaire des deux ans, a été plus difficile que le premier.
A la fin de la première année j’étais toujours dans une sorte d’incrédulité et puis il y avait cet étrange sentiment d’avoir réussi à survivre, à traverser les quatre saisons, d’avoir tout revécu avec lui tout en avançant en parallèle, en essayant de vivre malgré tout.
La deuxième année, a été ponctuée de retours de plus en plus forts de joie de vivre, de réinvestissement dans ma vie professionnelle et sociale. Mais ça a été aussi la disparition de l’incrédulité qui quelque part me protégeait, le face à face avec le manque, et l’apprentissage d’une souffrance qui se transformait et me transformait. Lorsque je me suis retrouvée devant sa tombe le 10 septembre, je ne pouvais plus m’inventer d’histoires, la date de mort gravée dans la pierre était aussi profondément gravée en moi.
Les jours suivants, j’ai eu l’impression de faire un énorme bond en arrière, de regresser dans le deuil, j’étais à nouveau sans cesse au bord des larmes. Je vous lisais et je ne pouvais écrire, surtout sur les topics de ceux qui venaient d’arriver. Il me semblait indécent de parler de ce que je traversais au bout de deux ans alors que d’autres découvraient, dans une souffrance que je sais incommensurable, les premiers temps du deuil.

Mais ce forum c’est le seul endroit où je puisse exprimer tout cela. Car plus le temps passe moins on peut en parler aux proches. Pour eux, c’est si loin. Beaucoup m’ont dit ce mois ci «ça fait au moins trois ans n’est ce pas qu’Oli est mort, c’était quel jour déjà ?»

Ce que je veux dire ici aussi, c’est que ces périodes de régression même profondes, sont normales. Je le sais en te lisant Claudel (j’ai relu attentivement ton topic). Grace à l’entraide que je trouve ici, et l’aide de mon psy bien sûr, je sais maintenant puiser dans mes ressources pour rebondir. Je peux dire aujourd’hui que tout ce chemin m’a donné un surcroit de vie, parce que je suis allée à mon rythme, et que,comme tu l’exprimes si bien dans le topic de loulou Blandine, je me suis écoutée. Toutes vos lumières, celle du Cameroun de Suzie, l’amour d’Ylériane, de Cevilecha, de Stef pour leurs enfants, votre courage à toutes et à tous qui partagez ici m’ont donné la force d’avancer avec lucidité.
je me sens plutôt bien, là où je suis maintenant. En ayant accepté la mort d’Oli. En composant avec le manque, même si ce n’est pas toujours facile. En acceptant avec reconnaissance d’être vivante parmi les vivants.
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adèle
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« Répondre #61 le: 26 Novembre 2010 à 16:42:36 »

Bonjour à tous

Hier j’étais conviée à une rencontre sur cette traversée qu’est l’accompagnement de fin de vie. J’ai écouté les partages, très riches, des différentes expériences. Je savais qu’il me faudrait prendre la parole et plus la soirée avançait plus j’étais terrifiée. Est ce que je serais capable de surmonter ma timidité, de parler sans être submergée par les émotions, est ce que je saurais transmettre ce que j’avais de plus précieux à transmettre à savoir la force de vie que m’avaient léguée les quatre personnes que j’avais accompagnées ces deux dernières années ?

On m’a donné la parole en dernier. Et c’est venu tout seul. Encore une fois malgré moi.
J’ai raconté Oli et ses mots lors du diagnostic  « la vie jusqu’au bout » et sa joie de vivre qui m’a portée. Mon anéantissement après sa mort. Mon désir de mourir.. Et puis ce que la vie a mis sur mon chemin, tout de suite, à savoir l’accompagnement dans le cancer de deux de mes amies les plus chères et de ma mère. Ce temps d’arret où je me suis demandée si j’en serais capable, si je saurais être sereine, et cette évidence que cela m'était "envoyé" et qu’il me fallait être présente pour les vivants.
Avec elles, j’ai réappris à rire, a attraper le bonheur quand il passait, j’ai redécouvert petit à petit la joie. Avec elles, j’étais dans le présent, un présent qui avait une intensité particulière tant il était chargé d’amour et de vie malgré les souffrances et l’approche de la mort. J’ai découvert en moi des ressources inconnues.
Le deuil d’Oli, puis les autres deuils, j’ai appris à les mettre un peu de côté pour donner toute la place aux vivants. Et c’était possible parce qu’il y avait mon merveilleux psy qui m’accompagnait et aussi ce forum où je pouvais partager mon chagrin et mon chemin.

Ce que je ressentais tandis que je parlais, c’était une immense reconnaissance pour Oli et ces trois femmes. Partager ce que j’avais vécu avec eux 4,le transmettre c’était commencer à donner du sens. Réussir à partager clairement, c’était aussi prendre conscience que j’étais maintenant sur le chemin de la reconstruction. J’ai terminé en les remerciant tous les quatre pour la vie qu’ils m’ont donnée et redonnée, et à laquelle je vais essayer de faire honneur. J’ai senti, vraiment senti qu’ils me portaient, et j’espérais qu’ils étaient fiers de moi.

Ensuite j’étais épuisée, émotionnellement. Et je me suis trompée dans le métro. Lorsque j’en suis sortie, je n’étais pas arrivée chez moi, mais à l’autre bout de Paris, devant l’ancien atelier d’Oli. Inconsciemment, j’allais le retrouver. Je voulais être dans cet endroit plein de couleurs et de musiques, au milieu des pinceaux et des crayons, dans ce petit paradis de joie et d’amour… C’est cela qui est encore très difficile, ne plus partager avec lui les moments forts de la vie, ne pas retrouver la douce chaleur de ses bras et son rire dans mon cou. Je ne sais pas bien encore le retrouver à l’intérieur de moi.

Une femme m’a offert cette très belle phrase qu’elle tenait de sa grand mère et qui correspond tellement à ce processus qui se joue en moi depuis deux ans:
 « les vivants ferment les yeux des morts et les morts ouvrent les yeux des vivants »
« Dernière édition: 26 Novembre 2010 à 16:55:13 par adèle » Journalisée
cevilecha
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« Répondre #62 le: 27 Novembre 2010 à 00:02:11 »

chere adèle ,

touchée par ton mot, je me decide à écrire , moi aussi j'aime bcp vous lire car cela m'aide beaucoup et m'apaise aussi, mais j'ai du mal à ecrire à dire vraiment ce qui se pass en nous.
Moi, cela fait 15 mois que mon tendre époux est parti, que dire tout à fait d'accord avec toi, la 1ère annee je ne l'ai pas vu passer, on est à coté du monde et on survie pour mes filles de 5 et 2 ans .
de la colère beaucoup de colère car ce n'était pas ça ma vie avec mes enfants et mon mari, on devait voir grandir et profiter ensemble de nos filles et de nous 2 et plus rien, la 1ère dur avec les enfants car sentiment d'etre à coté d'elle et non avec elle
maintenant cela va bcp mieux, je reprend de la joie avec elles et en même je suis en colère d'être seule de voir mes filles seules grandir !
colère car je n'arrive plus à savoir qui je suis , à me retrouver car sans lui je ne suis plus rien, le travailm'aide bcp, mais c'est dure seule de faire tout toute seule...
cette 2ème année est aussi plus prenante plus compliqué à gerer la réalité est là et je ne l'ai pas accepté, cela m'etouffe, le manque de l'amour de mon mari m'etouffe , je n'enpeu plus les baisses de moral sont plus fréquentes et plus longues et cela m'énerve cet état  des hauts (peu) et bcp de bas !
je me dis que c'est comme maintenant il faut vivre avec mais c'est très dur
on ne me parle très peu de Vincent et cela fait mal de ne plus parler de lui, ce qui est dur c'est qu'il a tout emporte de notre vie de couple avec lui, je ne peux pas echanger notre intimite, c'était lui qui me connaissait le meiux !!
ne plus avoir son regard sur moi, son amour, je suis videé de tout et encore le mot est bien trop faible pour d'écrire tout ce qu'il y a au fond d nous
voilà mes qq pensées de se soir
merci à tous ppour vos témoignages qui me font avancées aussi!
bises à tous il parait que notre vie continue ! à méditer pour trouver ...
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« Répondre #63 le: 27 Novembre 2010 à 00:14:21 »

Bonsoir Adèle,
Merci pour ce magnifique message d'espoir...Tu ne peux savoir à quel point je me sens proche de toi...Même si je n'ai pas vécu la même chose que toi, j'entends par là que je n'ai jamais accompagné quelqu'un qui était en fin de vie ( mon mari ayant été terrassé par une crise cardiaque)...Au bout du compte, on passe toutes par les mêmes sentiments...
Quand tu dis que tu as découvert en toi des forces insoupçonnées...Quand tu racontes comment tu as redécouvert petit à petit la joie...Et puis cette reconstruction que moi , j'appelle aussi " Renaissance"...On ne peut renaître que si l'on vient de la mort...Et nous tous et toutes qui sommes sur ce forum , on en revient de la mort...
Je sens que je suis sur la bonne voie...Et je sais aussi que mon Jean-Da est fier de moi; qu'il m'approuve, qu'il m'encourage, qu'il me protège...Même si plus rien  ne sera jamais pareil...Même si le plus beau chapître de ma vie est irrémédiablement terminé...Je sais que je vivrai encore d'autres choses...J'ai déjà de nouveaux projets...On m'a dit, il n'y a pas longtemps de repenser à la fin de chaque jour quels ont été mes "petits" bonheurs de la journée...Et, étonnament, j'en trouve toujours au moins un, même s'il est parfois infiniment petit...Mais ces "petits" bonheurs sont tellement importants...Ils nous aident à avancer...
Et merci aussi pour la magnifique phrase qui termine ton message...Ce sera une pensée qui va m'aider à m'endormir ce soir...
Je me sens sereine...

Suzy
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« Répondre #64 le: 27 Novembre 2010 à 01:39:31 »

Bonsoir à toutes et tous et merci Adèle pour ce témoignage
Moi aussi j'arrive à mesurer le chemin parcouru en me rendant compte que j'arrive maintenant en général à parler de cette période d'accompagnement vers la mort ou de mon deuil avec recul. Je suis dans cette 2ème année dont vous parlez (1an 1/2) et c'est vrai que je sens que je reprends ma vie en main, la renaissance, la reconstruction, le ré-apprentissage de la vie sont en cours. Le manque s'est fait d'autant plus sentir il y a quelque temps, je regrette encore parfois fortement de ne pas pouvoir partager avec Michel, mais je suis en train de marquer des victoires (j'ose prendre des décisions seules, je sais que ma vie est maintenant la vie d'une femme seule et je l'assume). J'ai tout vécu depuis le diagnostic du cancer de Michel jusqu'à maintenant en étant fortement ancrée dans le présent (je le faisais déjà avant, ça a été difficile durant la période de profonde détresse "obsessionnelle" de rester dans le présent, ça m'est à nouveau redevenue naturel), ma reconstruction passera également par là, j'en suis persuadée.
Comme toi Adèle, je suis reconnaissante à Michel de ce que j'ai vécu avec lui et de ce que j'ai vécu depuis son décès et du coup, je pense souvent aussi aux autres personnes que j'ai aimées et qui sont loins depuis plus ou moins longtemps :  tous m'ont appris quelque chose, quand ils étaient vivants mais aussi depuis qu'ils sont morts. C'est cette horrible déchirure, cette moitié de moi qui a été vidée d'un coup qui me permet maintenant de rendre hommage à tous ceux qui ont un jour jalonné mon parcours.
Que la vie nous apporte encore beaucoup de découvertes et de plaisir
Blandine
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« Répondre #65 le: 27 Novembre 2010 à 17:23:17 »

Bonjour à toutes et à tous,
C’est avec beaucoup d’émotion que je découvre ce forum…en lisant vos messages, je me rends compte que finalement ce sont ceux qui souffrent le plus qui sont le plus capable de comprendre, mais aussi de donner..J’aimerais partager mon expérience avec vous, et aussi vous poser une question…
J’ai perdu mon compagnon il y a presque un an dans un accident de la route. Le jour de ses 34 ans. Nous étions dans l’engrenage des FIV depuis 2 ans, et malheureusement, ça n’a jamais marché, et aujourd’hui je suis seule sans enfant. Il m’a fallu beaucoup d’efforts pour surmonter cette épreuve, j’ai perdu beaucoup d’amis, mais j’en ai aussi gagné de nouveaux…et c’est grâce à eux que je suis encore là aujourd’hui. Même si Thom me manque toujours terriblement, je pensais que je m‘en sortais finalement pas si mal, je suis passée par les étapes « classiques », et j’ai eu l’aide dont j’avais besoin pour ne pas m’enfoncer. Mais seulement voilà, depuis quelques semaines, j’ai l’impression de revenir un an en arrière, et que tous les efforts que j’ai faits jusqu’à maintenant n’ont en fait servis à rien…cette date anniversaire qui approche me mine terriblement, à tel point que je reste enfermée chez moi toute la journée, à pleurer sans cesse, que je refuse toutes les invitations en prétextant des excuses bidons, que je n’ai plus la force de m’occuper des papiers même importants, et que l’idée d’aller le rejoindre m’a plusieurs fois effleuré l’esprit. D’où ma question…avez-vous connu une telle descente lors du premier anniversaire ? Avez-vous eu besoin de vous faire aider par un médecin ou un psy ? Une amie m’a fait remarquer que tous ces symptômes sont ceux d’une dépression…mais est-ce possible que ce ne soit que transitoire ? Dans de telles périodes il est bien difficile de faire la part entre ce qui est normal et ce qui est pathologique…J’espère que vous voudrez bien partager vos expériences avec moi pour me sortir un peu de ces inquiétudes…
Merci d’avoir pris le temps de me lire, amicales pensées à vous tous.
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« Répondre #66 le: 16 Décembre 2010 à 22:31:38 »

Deux ans et trois mois..
Je continue mon chemin sur des montagnes russes beaucoup plus vallonnées, elles s’arrondissent, se parent de douceurs et de rires.  Mes rêves se colorient aussi, j’ai une vie onirique intense, je fais mille choses avec Oli, il m’arrive encore et toujours de le chercher lorsque je me reveille et je referme aussitôt les yeux pour le retrouver. Parfois les rêves sont si intenses, si vivants que j’ai du mal à retrouver la réalité, que je ne sais plus ce qui appartient au songe et au quotidien. C’est comme si j’avais maintenant, une vie parallèle avec lui.
Je ne suis pas au bout du « travail » de deuil. J’ai encore des choses à faire, et je continue à les faire à mon rythme. Il y a quelques jours j’ai donné la quasi totalité de ses vêtements. Il faisait tellement froid, et je pensais à tous ceux qui avait du mal à se vétir. La réalité c’était ça. Et je pouvais enfin l’accepter. Les vetements, je les ai gardés longtemps, à cause de cette folle petite voix qui me chuchotait « il faut qu’il retrouve toutes ses affaires lorsqu’il reviendra ». Je sais maintenant qu’il ne sert à rien de conserver précieusement ses pulls, manteaux, chaussures, pantalons et vestes, que ces objets doivent continuer leur vie avec d’autres. J’ai néanmoins gardé quelques Tshirts, dont un collector des Stones, que nous avions déniché ensemble dans une boutique improbable de New York et que je compte bien porter pour mon incinération.
J’ai encore des choses à faire avec ses écrits, ses tableaux et dessins, mais je prends mon temps. Je suis dans un processus long, je le sais et je sens  le travail se faire en moi, souvent malgré moi. Il me suffit maintenant d’être patiente, de me laisser porter, d’être à l’écoute de ce qui se passe… et de mes rêves.

mes pensées les plus douces à vous tous et toutes
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« Répondre #67 le: 17 Décembre 2010 à 12:33:22 »

Bonjour Adèle ,
C'est vrai que c'est toujours un plaisir de te lire . Ton chemin comme celui de Blandine , de Suzy et des autres que tu nous décris si bien nous permet à toutes et tous de tenir , de nous sentir moins seuls . Et il ya tellement de force tranquille dans ce que tu exprimes .
Je comprends bien ce dont tu parles avec les vêtements . Je n'en suis pas encore là . Je n'imagine toujours pas m'en séparer . Peut-être que comme toi , j'espère qu'il les remettra un jour .
Et j'aimerai tellement rêver de lui ! Je ne me souviens pas de mes rêves . J'aimerai tellement le retrouver au moins de cette manière . Mais parfois je me dis que c'est peut-être parce que je suis encore dans l'incrédulité .
Je m'accroche à une étoile dans le ciel . Bien entendue ça ne pouvait être que la plus belle  Embarrassé . Et comme je sais qu'elle est toujours là , je sais qu'il est là aussi . Et quand je la vois , je lui envoie toujours un bisou .
Merci Adèle pour ces topics de douceurs et de sérénité que tu nous laisses .
Tu as l'air d'être sur le bon chemin . Je nous souhaite à tous d'arriver à te suivre
Je t'embrasse bien fort
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« Répondre #68 le: 18 Décembre 2010 à 01:42:26 »

bonsoir à tous (toutes ?) et merci de vos témoignages que je viens lire depuis une semaine. 7 mois de deuil et enfin je comprends ce qui m'arrive, ce qui nous arrive ...

pour moi aussi, premier Noël sans lui, mais avec ses parents, nos enfants et notre petit fils et toute notre famille.  j'ai si peur des réunions familiales qui s'annoncent... je suis si entourée et pourtant tellement seule à l'intérieur !

Moi, ses vêtements, c'était trop dur de les voir dans le placard alors je les ai donnés très vite chez Emaüs mais ses tee-shirts préférés sont devenus mes pyjamas, sa chemise de "bûcheron canadien" me tient chaud tous les soirs et je ne sors jamais dans le jardin sans son polaire ... c'est ma façon de le sentir près de moi, comme s'il veillait sur moi.

Sofia, je vais te donner le conseil que m'a donné Adèle la semaine dernière, va regarder les vidéos sur le site, elles sont très bien faites et on y explique justement la différence entre la dépression et le vécu dépressif au cours du deuil (je vis en ce moment ce que tu décris et moi aussi, je me demandais si je ne glissais pas dans la dépression...)

Comme je t'envie, Adèle, de rêver de ton amoureux, je voudrais bien en faire autant mais ça n'est encore jamais arrivé, un jour peut-être ...
Je vous (nous) souhaite une douce nuit.
Journalisée
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