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Auteur Fil de discussion: Vivre quel deuil ?  (Lu 976 fois)
Yohann
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« le: 28 Novembre 2011 à 17:35:23 »

Bonjour,

Après une sombre, très sombre, fin de  semaine, je réapparais, un peu anéanti par les évènements que même les échanges sur ce Forum ne pouvaient soulager.

Et ma question : Quel deuil ?
Pourquoi cette segmentation de différents deuils ?

Ça veut dire quoi, cette absurdité d'un deuil segmenté, ignorant alors que la douleur de l'un est par définition aussi la douleur des autres nous sont proches ?

Mon épouse est décédée le 23 septembre : Décès d'un conjoint !

Mon épouse est décédée : et mes 2 filles dont l'une de 28 ans, c'est quoi ? Deuil de leur maman !

Mon épouse est décédée : et ses frères et soeurs, c'est quoi ? Deuil d'un frère et soeur !

Et pourtant, celle que j'aime a disparu.
Est-ce une raison pour oublier que d'autres que j'aime souffrent aussi ?

La douleur n'est pas segmentée, elle est unique, fondue dans une somme de douleurs et c'est cette somme qui nous envahit.

Mes enfants ont perdu leur maman, moi celle que j'aime.
Dois-je donc rester insensible à la douleur de mes filles ?
Et mes filles insensibles à la douleur de leur père ?
Et ses frères et soeurs indifférents à la douleur des autres puisqu'ils ont la leur ?

Non !

Quand je lis parfois : "Il n'y a que ceux qui sont concernés par la perte de ... qui peuvent comprendre", savent-ils au moins ce qu'est la douleur, ... vue au-delà de leur simple nombril, "Centre du Monde" ?

La douleur de ceux qui, pour les mêmes raisons, aimaient en commun celle qui a disparu ?

Elle est unique, cette douleur, partagée, amplifiée, simplement parce que la nôtre est aussi celle de ceux qu'on aime.

Alors, certains peuvent-ils affirmer :"J'AI perdu MON, les autres ne peuvent pas comprendre !"
Nombrilisme, quand tu nous tiens !


Yohann
(révolté !)

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adèle
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Les champs refleurirent et tout recommença...


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« Répondre #1 le: 28 Novembre 2011 à 18:32:49 »

Bonjour Yohan

Je comprends ton post et pourtant... Toi, Tes enfants, tes beau frères et belles soeurs, les amis de ta femme... vous avez perdu la même personne, ELLE,  mais elle ne représentait pas la même chose pour chacun de vous. Le lien était différent. Le lien que l'on a avec un conjoint est différent de celui que l'on a avec une mère, un père, une frère, un ami.  
Où tu as raison c'est que la perte est une souffrance pour chacun, que c'est très important d'être attentif à la souffrance des autres, et qu'en étant attentif et aidant on s'aide soi-même.

J'ai perdu en l'espace de 22 mois mon homme, deux de mes meilleurs amies, ma mère. Je peux t'assurer que les deuils, les souffrances, les taches à accomplir étaient différents.ça m'a aidée, qu'ici, les deuils soient segmentés comme tu dis. La segmentation  je l'ai prise comme un outil, un repère qui me montrait le chemin le moins difficile à un moment de ma vie où j'avais perdu le sens de l'orientation, où j'avais perdu mon centre de gravité. Ce n'est pas la souffrance qui est segmentée ici, c'est la nature du lien

et puis ce n'est pas si segmenté que cela, on passe facilement d'une rubrique à l'autre; on peut lire et ecrire partout,c'est ouvert  Sourire

Quand tu cites "jai perdu MON.., les autres ne peuvent comprendre" Je suis d'accord avec cette citation. Ce n'est pas du nombrilisme c'est vrai. Surtout lorsqu'elle est écrite par un père ou une mère qui vient de perdre son enfant.Et encore plus lorsque cet enfant s'est suicidé. je ne sais pas ce qu'est ce deuil et sa douleur malgré tous les deuils que j'ai traversé. J'espère ne jamais le savoir.

Pensées douces et apaisantes
Adèle





  
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Yohann
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« Répondre #2 le: 28 Novembre 2011 à 22:48:39 »

Adèle,

Oui, tu as raison, ce sont bien des douleurs différentes puisque nées de sentiments différents.

Néanmoins, ces douleurs se fusionnent, s'entremêlent car je ne peux être indifférent à la souffrance de mes filles même si elles volent de leurs propres ailes.
Leur maman, c'était tout pour elles comme elle était tout pour moi.
J'étais son appui, elle était mon repère.

Et ma douleur est véritablement double au point de s'entrechoquer, de ne plus parfois cerner la réelle douleur.
Voir dans les yeux de mes enfants quand nous parlons briller des larmes, alors les miennes viennent aussi, sans savoir quelle en est la cause.

Si, la douleur ... globalement !


Yohann

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mariej
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« Répondre #3 le: 29 Novembre 2011 à 00:05:32 »

Yohann,

Je me permets de te répondre, car je pense que le deuil est très différent selon le lien qui nous unit à la personne décédée;

J'ai perdu mon papa à l'âge de 8 ans, accident de voiture, c'est violent, et surtout très violent de voir sa mère désemparée et tous les adultes autour dans le chagrin.. puis j'ai perdu 6 ans après mon grand père adoré, ça m'a révolté, j'avais alors 14 ans... J'ai grandi en ayant cotoyé la mort , jeune, je suis devenue infirmière à domicile et j'ai accompagné beaucoup de personnes dans leurs derniers jours, de tous âges...

Il y a 3 ans déjà, j'ai perdu mon fils de 31 ans qui s'est suicidé, et là c'est innomable, cruel, insupportable, il avait le même âge que mon père, mais là c'était mon fils et ça n'a plus rien à voir; là aussi c'est une mort violente, mais celle de mon enfant; La mort de Samuel a plongé dans la tristesse, mon mari, mes 2 autres enfants,les autres membres de nos familles, ses cousins, ses copains... mais moi, quand je réunis ma famille il manque toujours quelqu'un à la table, je ne verrai jamais ses enfants, je ne le verrai pas vieillir, il ne sera pas là quand je vieiliirai, et ça, c'est insupportable et pourtant il faut vivre avec ce manque, au quotidien...

Tout ça pour dire Yohann, que toutes ces personnes sont en deuil du même Samuel, mais selon le lien, le deuil est différent; je ne cherche pas à comparer les souffrances car elle est réelle pour chacun des endeuillés, réelle et à la mesure de l'amour porté à celui qui est mort et dont l'absence est cruelle au quotidien!
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Mariej
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« Répondre #4 le: 29 Novembre 2011 à 08:29:24 »

Bonjour,
Comment peux-tu, Yohann, dire une telle chose : "Quand je lis parfois : "Il n'y a que ceux qui sont concernés par la perte de ... qui peuvent comprendre", savent-ils au moins ce qu'est la douleur, ... vue au-delà de leur simple nombril, "Centre du Monde" ?"
Terrible phrase et ô combien choquante !...
Est-ce du nombrillisme que de sentir l'indifférence quotidienne autour de soi ?
Non, la perte d'un être cher et le deuil qui s'ensuit est unique et si nous pouvons partager une douleur, les souffrances ne sont pas pour autant comparables. Et je rejoins Mariej lorsqu'elle dit que la souffrance est réelle pour chacun des endeuillés mais à la mesure de l'amour porté à celui qui est mort. C'est une évidence. Il était leur frère, leur neveu, leur cousin, certes, mais moi il était MON mari, une part essentielle de moi-même, et son départ me laisse amputée à jamais.
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chantal67
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« Répondre #5 le: 29 Novembre 2011 à 15:43:40 »

Bonjour Christine et tout les autres. Celà fait un bout de temps que je n'interviens plus sur le site. Vous m'avez tous
énormément aidés ! 13 mois et 10 jours que mon Amour est partit ! et je me retrouve dans ce que tu écris Christine, je
ne fais pas du "nombrilisme" mais tous les jours il faut vivre avec ce manque, cette absence horrible qui me brule la
poitrine, cette envie de dire stop ! je ne veux plus, je ne peux plus vivre sans mon mari !!!! il y a nos filles et nos petits enfants
et je sais que leur papa et papy leur manque ! ne pas pleurer quand notre petite fille de  3 ans et demi me demande
"il revient quand papy ? quand il sera guérit ?" ne pas pleurer et lui expliquer que papy ne reviendra pas mais qu'il est dans
son coeur et nos coeurs pour toujours et qu'il la protège ! ne pas se projeter dans l'avenir car je ne peux pas encore
accepter de vivre encore des années sans mon mari ! non, ce n'est pas du nombrilisme, c'est ma vie, notre vie de couple,
notre vie de famille qui a volée en éclats ! c'est ma douleur, notre douleur et j'en ai assez de faire semblant que tout va
bien. Bien sur, il y a des moments de répit ou la douleur est moins vive mais elle est là et elle sera toujours là ! J'aime mon
mari et je l'aimerais toujours. Je sais qu'il n'est pas loin mais il me manque, mon dieu qu'il me manque ! Je vous
embrasse tous et toutes.


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flemming
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« Répondre #6 le: 29 Novembre 2011 à 15:52:13 »

Bonjour,
Tout à fait d'accord avec ChistineM. Moi, j'ai perdu "ma maman" et on a en "qu'une". C'est terrible, épuisant de toujours pleurer, elle me manque énormément. J'ai beaucoup de mal : et je me retrouve l'enfant qui a perdu sa maman.
Chaque deuil est unique, incomparable, et tout dépend de l'amour que l'on portait à cette personne et les relations que l'on avait avec elle.
J'avais de très fortes relations avec ma petite mère : c'est celle qui m'a mis au monde, élevée, en partie seule, m'a aidé dans les coups durs de la vie. J'ai l'impression que la petite flamme de la vie qui était en moi s'est éteinte avec sa perte, mamam a emporté une petite partie de moi. J'ai deux filles, l'un d'elle, l'ainée était toujours avec maman, partait en vacances,  passait des weeks ends avec elle. Et cette dernière est très affectée par la perte de sa mamy. Ma seconde fille, l'a moins connu, nous vivions en Afrique, donc maman l'a voyait moins, des relations tout à fait différentes. Donc, leurs souffrances ne sont pas les memes et c'est normal.
Je ne fais pas du nombrilisme quand je dis : j'ai perdu ma maman et seuls (seules) qui ont perdu leur meère peuvent comprendre et c'est vrai.
Sais-tu qu'est de perdre sa maman ? En tout cas, on n'a pas le droit de juger comme tu le fais, et ce n'est pas la première fois, les personnes qui viennent sur ce site, tous et toutes pleurent la perte d'un etre cher.
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Yohann
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« Répondre #7 le: 29 Novembre 2011 à 15:57:04 »

Christine

Je ne sais ce que j'ai en ce moment, mais j'ai l'impression que ce que je dis n'est pas compris pour ce qu'il est !
Je défaille, je déraille, je ne sais plus parler ou me faire comprendre ?
Bon, d'accord, mon niveau moral n'est pas en ce moment au plus haut !

Donc, j'avais écrit, dans le contexte d'un décès à multiples personnes impliquées (Conjoint = enfants = frères/soeurs):

Quand je lis parfois : "Il n'y a que ceux qui sont concernés par la perte de ... qui peuvent comprendre", savent-ils au moins ce qu'est la douleur, ... vue au-delà de leur simple nombril, "Centre du Monde" ?"

- Le premier terme de ma phrase n'est pas de moi, simplement le fait de répéter ce que certains écrivent. Hélas !

- Le second terme de ma phrase se situe donc dans ce contexte que j'ai décrit, lié à leur propos.
Et quand je dis au-delà de leur "simple nombril", c'est qu'il est rare qu'un décès ne fasse qu'un malheureux, et que nous devons avoir la pudeur d'accepter de voir au-delà de nous-mêmes, de notre nombril,  les autres qui souffrent aussi du même drame.

Et donc de ne pas affirmer "qu'il n'y a que ceux qui sont concernés qui peuvent comprendre !"

Mon épouse est décédée, et je ne pourrais pas comprendre ce que ressent quelqu'un qui a perdu sa maman ?
Diantre, comment est-ce possible ?
Je ne ressentirais donc pas ce que ressentent mes filles ?
Je ne souffrirais pas en voyant leur douleur et leurs larmes ?
Je serais donc incapable de comprendre ?
Et elles seraient aussi incapables de comprendre ce que je ressens ?

Christine, tu voudrais que je puisse accepter cette théorie selon laquelle on ne voit que SA douleur et qu'on ne puisse pas comprendre celle des autres ?
Je pense dans la réalité que l'on fait un "pot commun" des douleurs pour mieux les affronter ensemble !
Et non, en laissant à chacun le soin de gérer sa propre douleur.

Voilà le sens de mes propos.
Souvent, leur réalité n'est pas dans la façon dont on les lit, mais dans la façon dont on les ressent en les écrivant.

Tiens !
Un bel exemple récent sur ce site de divergence entre le "dit" et le "perçu" :
http://forum.traverserledeuil.com/index.php/topic,596.0.html

Alors oui, si je déraille entre ce que je pense et ce que j'écris, portez-moi au Pilori !  Choqué

Je t'embrasse
(parce que l'expression, mais aussi la compréhension des propos sont des sciences imparfaites)


Yohann
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« Répondre #8 le: 29 Novembre 2011 à 16:45:27 »

Johann, je ne vois pas que MA douleur et j'essaye d'apporter ma modeste contribution à ceux qui souffrent, comme toutes et tous, je crois ici.
Seulement, en ce qui concerne mon cas personnel, il ressort de ce que je constate hélas, jour après jour, qu'à part quelques exceptions que je peux compter sur les doigts d'une seule main (et encore pas tous les doigts), la propre famille de mon mari, et même ceux qui se disaient nos amis, ont tourné la page. Alors, oui, je peux dire que ceux qui ne vivent pas quotidiennement cette douleur ne la comprennent pas et, pire, qu'ils la fuient.
Certes, il est rare qu'un décès ne fasse qu'un malheureux mais, je le répète, la durée et l'ampleur de la peine est totalement différente selon l'amour qu'on portait à la personne disparue et ça, que tu le veuilles ou non, en faire le triste constat n'est pas du nombrillisme.
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Yohann
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« Répondre #9 le: 29 Novembre 2011 à 19:22:51 »

Christine

Ce qui m'échappe là, c'est que tu me réponds par TOI !

Tu n'es en rien, il me semble, concernée par cette situation.
Tu l'affirmes d'ailleurs toi-même !

Il s'agit de ma part d'un moment de révolte contre la différenciation d'un deuil.
La révolte contre le "chacun pour soi".

D'une part et ça me paraît être un minimum, à l'intérieur d'une même famille (Conjoint = Enfant = Frère/Soeur)

D'autre part, sur ce Forum dont l'existence même est liée au soutien et appui mutuel de personnes touchées par un deuil.
Et non pas là pour s'opposer sur le type de deuil !

Et chaque fois qu'on me dit "Tu ne peux pas comprendre, tu n'es pas concerné par ..." :

- d'abord, celui qui dit ça n'en sait fichtre rien ! Que sait-il de ma vie et des décès que j'ai vécus ?
- surtout, un décès est quasiment toujours à impact multiple !
- et enfin, en quoi cette phrase est génératrice de sérénité pour celui qui la reçoit ou l'émet ?

Peut-on, peut-on avoir chacun une sensibilité différente ?
Je pense que oui.


Yohann
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« Répondre #10 le: 29 Novembre 2011 à 19:58:30 »

Je crois, en fait, que vous dites exactement la même chose!
Bizatous
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« Répondre #11 le: 29 Novembre 2011 à 20:59:36 »

Comment peux-tu me dire maintenant que je suis en RIEN concernée par cette situation ? Là, excuse-moi, mais ça devient aberrant !...
Veux-tu dire que c'est parce que je n'ai pas d'enfants ?... Mais j'ai une famille ! Certes, celle de mon mari mais je l'ai toujours considérée comme la mienne. Alors quand tu parles du chacun pour soi à l'intérieur d'une même famille, oui je me sens concernée.
Quant au Forum, il n'a jamais été question de s'opposer sur le "type de deuil". Cela ne s'est d'ailleurs jamais produit.
Je ne te comprends plus, Yohann, mais alors là plus du tout.
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« Répondre #12 le: 29 Novembre 2011 à 22:05:09 »

Bonsoir Christine,

Tu avais réagi avec force dans la file que j'avais démarré sur les médicaments, à cause d'une maladresse d'expression de ma part. Je te prie de ne pas considérer mon intervention ici comme une intrusion, mais je pense que Yohann n'est nullement en contradiction avec tes sentiments. Il me semble qu'il évoque le fait que nous ne pouvons considérer de hiérarchie dans les douleurs que ressentent les différentes personnes proches de celui ou celle qui disparait, elles sont (les douleurs) simplement de nature différente. Si nous agissons en dépositaire de l'exclusivité d'une souffrance, dont nous prétendons seuls détenir es arcanes, cela ne peut que conduire à l'indifférence, au rejet des autres et à une position de repli.
La souffrance, au même titre que d'autres émotions se partage... et heureusement, finalement.
Je te souhaite beaucoup de sérénité,
Je t'embrasse,
caroline
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Yohann
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« Répondre #13 le: 29 Novembre 2011 à 22:25:44 »

Caroline

Merci de cette traduction très fidèle de ma pensée.

Je sens que je ne suis vraiment pas bon du tout en ce moment et que cela se traduit par mon incapacité à exprimer clairement ce que je ressens, même dans mes écrits.
Tout tourbillonne dans ma tête, pour cause de fin de semaine fort éprouvante.
Heureux malgré tout d'en avoir réchappé, même si c'est en mauvais état !

C'est un signe fort qu'il est temps que je me taise.

Je crois que je vais prendre un peu de repos moral et m'éloigner.

 Bisou

Yohann
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« Répondre #14 le: 29 Novembre 2011 à 22:35:44 »

Rien du tout, tu restes, on a besoin de toi.
Journalisée
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